Le 15 avril, soit dans 2 petits jours,
cela fera un an que j’ai quitté mon emploi dans une grande société
et que je ne suis pas redevenue salariée.
Mon projet était d’être professeur
de yoga, au terme de quatre années de formation (un week-end par
mois, pas 4 ans à temps plein je vous rassure) et d’un an
d’enseignement sur plusieurs cours hebdomadaires en plus de mon job
salarié.
Alors, quid ?
Eh bien non, je ne suis pas devenue
prof de yoga à temps plein, et même ! j’ai abandonné cette idée
depuis quelques temps déjà. Si j’ai fait quelques remplacements
et donné quelques cours individuels, je n’ai repris aucun de mes
cours à la rentrée 2016. J’écrirai sur le sujet dans un autre
article.
Je ne regrette pas un instant mon
choix, vous l’aurez compris (ici, ici, ici ou encore ici). Ce
projet m’a donné des ailes pour franchir le pas de ce changement
de vie, que j’espère durable. J’avais bien une petite voix qui
n’y croyait pas tout à fait, mais…
Dans tous les cas, si je reviens
prochainement à la situation de salariée, j’aurai traversé une
belle expérience qui me permet de faire le point sur ce que j’ai
fui et sur mes aspirations. Ce ne sera en rien un échec. Un an, et
je commence A PEINE à cesser de chercher frénétiquement LA
réponse, LE projet, pour réfléchir sans pression et essayer plus
sereinement, sans me fixer d’objectifs chiffrés qui n’auront
pour effet que de me faire abandonner avant d’avoir essayé. Je
commence à peine à pratiquer le yoga pour moi, juste pour moi, là
où je me désespérais il y a quelques mois, quand j’enseignais,
d’être incapable de me fixer un minimum de discipline personnelle
en la matière.
Un an.
Certaines choses prennent du temps : le
déconditionnement en est une. Je ne donne de leçon à personne : je
sais que tout le monde n’a pas le “luxe” de pouvoir subvenir à
ses besoins dans ce genre de situation. J’apprends aussi,
graduellement et sans rien forcer, à vivre de manière bien plus
modeste, aussi parce que j’en ai la liberté et le temps.
C’est quand on arrête de la remuer
qu’une eau boueuse redevient limpide, quoi.
Voilà pour les nouvelles de l’année.
Je me sens bien inspirée de continuer à partager par écrit,
notamment les trucs de “yoga” les plus simples et les plus
bénéfiques que je connaisse.